Cordées de nettoyage

L’émergence de nouveaux buildings a donné naissance à un nouveau métier sportif : alpiniste de building. De quoi compenser le manque de parois naturelles (le point culminant du Qatar est à 90 mètres).

On pourrait penser que sous le soleil il n’y a pas nécessité de nettoyer régulièrement les vitres. Et bien non, car sable fin, vent et humidité laissent beaucoup de traces sur les vitres des buildings, les voitures, et, partout en fait. Avec le nombre de bâtiments en cours de construction c’est un métier d’avenir.

J’ai vu d’autres nettoyeurs de vitres dans des nacelles. Quelque soit le mode de descente pour le nettoyage : il ne faut pas avoir le vertige. Néanmoins,bien qu’attaché, le sentiment de liberté doit être plus fort au bout de la corde que dans la nacelle.  Mais c’est pour gagner leur croûte qu’ils font les spidermen./.

Verticalités

Janvier, 23°C.
Vendredi, premier jour du premier  week-end à Doha.

Un petit tour de tour en tour dans le quartier où sis ma tour-hôtel. C’est un quartier récent où poussent des gratte-ciels à perte de vue. Derrière une tour, il y en a toujours une autre en train de sortir de terre.

Ce quartier est plutôt désertique. Et pas adapté aux piétons. Il y a en permanence un grondement sourd qui se fait entendre, quelque soit l’endroit où l’on se trouve : de monstrueux groupes électrogènes tournent non-stop pour alimenter les chantiers.

Les architectes doivent se creuser les méninges pour proposer des projets plus originaux les uns que les autres. Avec du recul, on a l’impression d’être devant Manhattan.
Au bord de mer, la vie réapparait. La “corniche” est un lieu de vie où l’on vient se promener, piqueniquer, jouer au foot, manger une glace…/.

Une dernière histoire belge (?)

Non, ce n’est pas parce que la Belgique connaît sa plus longue crise politico-communautaire que j’ai décidé d’aller voir ailleurs!

Effectivement, cela fait plus de 6 mois qu’il n’y a de gouvernement belge que celui des affaires courantes. Et le chemin pour former le nouveau gouvernement n’est, me semble-t-il, pas uniquement pavé de bonnes intentions. Si par “bonnes” on entend “unie” comme l’indique la devise du Royaume de Belgique : “L’union fait la force’.
J’avais également pensé à “une et indivisible”, mais cela sonne mal, malgré que  “l’invincible unité” soit mentionnée dans l’hymne national belge.

“Vu depuis un étranger”, cela semble une immense perte de temps et de d’énergie, saupoudrée (le terme est léger) d’incompréhension. Le seul avantage qu’on en tire, c’est l’élargissement du vocabulaire politique: informateur, formateur, pré-formateur, conciliateur, réconciliateur.. Au pays du consensus la liste de nom pour nommer les porteurs du flambeau de la négociation semble intarissable… mais bientôt, ceux d’une autre liste se font de plus en plus présents : fossoyeur, liquidateur, exterminateur, séparateur…
La Belgique, cœur de l’Europe, risque de subir un véritable infarctus communautaire. Et quid de Bruxelles, capitale de l’Europe ? Pourrait-on se lancer dans une analogie avec Berlin ? C’est vrai que ces 2 capitales ont un point commun : leur nom commence par un “B”…

Après le Portugal, la Belgique ?! Peut-être que, comme en septembre 2008, l’annonce d’un cataclysme économique permette de mettre en veille les velléités communautaires… au moins pour un petit moment et que les drapeaux aux fenêtres des maisons qui prônent l’unité redéploient leurs couleurs et ne se mettent pas en berne, comme cela semble déjà le cas…

Il serait dommage que cela soit la dernière histoire belge…

Toutoké

Je profite d’une connexion furtive à internet pour vous dire que je suis bien arrivé à destination. Mais faute d’une connexion internet dans ma chambre -non pas qu’il n’y a pas d’internet ici, mais que la prise qui sort du mur n’est pas connectée correctement- je ne suis pas en mesure de vous donner de mes nouvelles. Mais cela devrait être bientôt résolu./.

Ballade élyséenne

J’ai profité de ce petit passage à Paris pour faire une ballade élyséenne. J’avoue que cela fait bien longtemps que je n’ai pas fait le “touriste” à la capitale.

Sachez que l’on ne peut pas marcher sur le trottoir jouxtant le Palais de l’Élysée : il faut être de l’autre côté de la rue. Sinon une gendarmette vous surprend pendant la photo du drapeau. Un distrait cela doit les détendre, sinon c’est toujours la même ritournelle aux touristes, du genre “oui, le Président et son épouse habitent ici. Mais aujourd’hui… patati patata”. Voilà. Un piéton averti en vaut deux.
Bon à travers la grille, point de résidents élyséens, mais, devant la grille, un garde (républicain ?) dans sa cahutte. Ça ne rigole pas.

Comme je n’aurai pas l’occasion de voir le prochain salon de l’automobile, j’en ai profité pour m’en faire un mini chauvin en visitant les “showrooms” de Citroën et Peugeot.

J’ai particulièrement bien apprécié la Citroën “Revolte” avec le siège bébé baquet placé dos à la route. J’imagine bien : papa conduit avec bébé à ses cotés et maman lui sourit confortablement installée à l’arrière.
Matcho comme vision ?! Bon  d’accord j’avoue. Alors, juste bébé et Papa dans l’auto.

Chez Citroën, l’ensemble de plateaux-auto suspendu sur toute la hauteur du bâtiment est assez impressionnant.

Style plus flashy chez Peugeot.

Et enfin, tout en haut des Champs-Élysées : l’Ambassade du Qatar.
La Belgique et le Qatar ont un point commun : une ambassade avec vue sur l’Arc de Triomphe.

En parlant de vue, ceux du tour guidé en bus en ont pour leur argent car il faut être motivé par cette température hivernale. Mais ils pourront dire qu’ils l’ont fait./.

Les rails du temps

5/1/2011 - Paris, Gare du Nord, Locomotive
Paris, Gare du Nord, Locomotive "en voyage"

Il fut un temps où pour aller à Paris on prenait le train corail.  Pas vraiment inconfortable, le temps de parcours était long en comparaison avec aujourd’hui.

5/1/2011 - TGV Gare du Nord, Paris
Paris, Gare du Nord, TGV

Progrès oblige, nous sommes passés aux trains à grande vitesse. Beaucoup de monde transporté en moins de temps. Et comme le temps c’est de l’argent, le ticket coûte plus cher.

A l’heure d’internet, on consulte, réserve, paye, imprime ses billets sans même se déplacer à un guichet. On ne composte même plus son e-billet avant de monter dans le train.

5/1/2011 - Paris, Gare du Nord, Thalys
Paris, Gare du Nord, Thalys

Gain de temps. Et comme le temps c’est de l’argent, cela ne fait pas baisser le prix des billets. Il faut sûrement payer les équipes d’informaticiens qui développent tous les systèmes et  équiper les contrôleurs de nouvelles poinçonneuses laser dignes de Buzz l’éclair.

5/1/2011 - Paris, Gare du Nord
Paris, Gare du Nord

Dans quelques temps il en sera fini des tableaux d’affichage des horaires de départ. Remplacés par une information directe sur nos smartphones. Fini le clapoti des lettres qui tournent sur les lignes du tableau, fini le mini-stress de voir s’afficher “annulé” ou “retardé”. Il restera la vague de voyageurs immobiles qui soudainement se mettent en marche vers un quai.

5/1/2011 - Paris, Gare du Nord
Paris, Gare du Nord, La machine à photo

Mais heureusement, à l’heure du tout numérique, il restera toujours des humains pour mettre aux pas les automates récalcitrants./.

Le monde, tel que je le vois