J’ai eu l’opportunité d’assister à des spectacles d’improvisation théâtrale de l’Académie de musique de Woluwé Saint-Pierre. Prendre des photos de ces moments reste un défi intéressant à relever.
Je ne suis pas sur scène. Je suis devant. Enfin… pas vraiment. Parce qu’à force de regarder à travers l’objectif, on finit par être un peu dedans quand même.
Il y a la scène, les acteurs, le public… et puis il y a moi, avec un appareil photo qui essaie de suivre quelque chose qui n’a aucune intention de se laisser suivre.
Improvisation théâtrale 2025-2026 (Académie de musique de Woluwé Saint-Pierre)
Et il y a ce rideau noir. Toujours là. Silencieux. Opaque. Un fond. Une frontière. Une réserve de possibles.
Ce dimanche après-midi, j’ai participé à une fournée banale au fournil de l’Hof ter Musschen (« la Ferme des Moineaux »), à Woluwe-Saint-Lambert (Bruxelles).
Vue arrière du fournil
Ce fournil était une dépendance de la ferme voisine, servant à la cuisson du pain pour ses habitants et ses ouvriers. Il apparaît sur des plans au tout début du XIXe siècle, mais sa construction remonterait à bien plus tôt, comme semble l’indiquer l’utilisation des matériaux — en particulier le grès sableux — identiques à ceux de la partie la plus ancienne de la ferme (XVe siècle). Alors qu’il était laissé à l’abandon et menacé de destruction, la Commission de l’Environnement de Bruxelles et Environs (CEBE) a initié sa restauration complète et fait appel à la Région Bruxelloise et à la Commission des Monuments et Sites qui ont financé et réalisé les gros travaux. La petite bâtisse de 6 mètres sur 4 a été restaurée avec ses matériaux d’origine et les bénévoles de la CEBE l’ont rééquipée à l’identique. Depuis les années 1990, ce patrimoine rural est devenu un lieu vivant de transmission artisanale
A mon arrivée, le feu a déjà disparu. La braise a été tirée, le four est propre, la chaleur (environ 270-280°C) reste enfermée dans la brique comme une réserve invisible. Dans le fournil, on attend. Puis les pâtons arrivent, un à un, portés par leurs boulangers d’un jour. C’est le moment le plus calme et le plus décisif : celui où tout va se jouer. Autrefois, depuis le Moyen-Age, partout en Europe, on appelait cela une fournée banale. Le mot ne voulait pas dire ordinaire, mais venait du ban du seigneur : le droit d’imposer l’usage de son four, de son moulin ou de son pressoir. Les habitants apportaient leur pâte au four du village, et tous les pains cuisaient ensemble. Plusieurs maisons, plusieurs farines, plusieurs mains, mais un seul four, un seul feu. Aujourd’hui, au fournil, ce geste ancien existe encore. Non pas comme une reconstitution, mais comme une habitude retrouvée.
Grignage d’un pâton avec une lame de boulanger (grignette)
Alors le travail commence : le grignage, rapide et précis ; l’enfournement, long ballet de pelle et de gestes mesurés ; le lutrage, pour enfermer la vapeur et le silence ; puis l’attente. Le fournier travaille avec ce que la photographie aime : la fumée, la suie, la lumière tranchée, les murs sombres, les gestes répétés. Il ouvre, ferme, racle, observe. Il ne commande pas vraiment au feu — il négocie avec lui.
Ouverture du four
Une quarantaine de minute plus tard, vient le défournement. Les pains sortent un à un, dorés, gonflés, et immédiatement reconnaissables à leur grignage, comme une signature laissée avant l’enfournement. Alors le fournier les toque du doigt ou du plat de la main. Un bruit sourd, sec – et à chaque coup, la farine restée sur la croûte éclate dans la lumière comme un petit feu d’artifice blanc. C’est le verdict. Autour du four, les regards sont fixes : les boulangers d’un jour guettent le sort de leur pâton avec cette impatience mêlée de crainte, celle de savoir si la croûte a tenu bon, si la mie sera au rendez-vous, si le pain est “passé”. Certains pains montent sur l’échelle de boulanger pour ressuer tranquillement. D’autres retournent quelques minutes dans le four, parce que le feu a encore quelque chose à leur dire. Parfois un pain colle, résiste, sort de travers, et il faut négocier encore, tirer doucement, tourner la pelle, arracher sans abîmer. Rien n’est jamais complètement prévu.
Ressuage du pain sur l’échelle de boulanger
Le noir et blanc enlève une chose au fournil : la couleur. Mais il révèle l’essentiel : le grain de la pierre, la poudre de la farine, la vérité des gestes.. La farine devient lumière, la vapeur devient brouillard, la gueule du four devient un théâtre, et les gestes du fournier semblent répétés depuis des siècles.
Ce reportage photographique ne parle pas de recettes ni de ceux qui ont pétri chez eux. Il parle du moment où tout devient irréversible : quand le pain entre dans le four. Après cela, il n’y a plus rien à faire, sinon attendre, regarder la fumée, écouter la croûte chanter au défournement, et se dire que depuis des siècles, le monde change beaucoup, mais que ce moment-là, lui, ne change presque pas./.
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Video della processione di San Martino di Taurianova (2025)
🇮🇹 Il testo racconta la processione di San Martino celebrata l’11 novembre a San Martino di Taurianova, in Calabria, dove il santo è percepito come una presenza familiare, profondamente radicata nella storia locale. Figura centrale del cristianesimo occidentale, San Martino incarna una santità fondata sul gesto della condivisione, che il paese rinnova ogni anno attraverso un rito che intreccia pratiche religiose e partecipazione collettiva. La preparazione, il trasporto della statua, i mantelli rossi e la musica scandiscono la processione e ne sottolineano la dimensione sociale. Il corteo, seguito da una popolazione numerosa, diventa un momento di trasmissione e di riconoscimento collettivo, in cui il paese si riunisce, ricorda e afferma la propria identità. Scopri di più nel reportage fotografico che segue.
🇫🇷 Le 11 novembre dernier, j’ai eu l’occasion d’assister à la procession de Saint Martin à San Martino di Taurianova (Italie, Calabre).
Ici, Saint-Martin n’est pas seulement un saint accroché à une date du calendrier. On parle de lui comme d’une présence familière, presque d’un voisin ancien. Saint Martin, soldat devenu évêque, est l’une des figures les plus anciennes et les plus populaires du christianisme occidental, précisément parce qu’il incarne une sainteté accessible, fondée sur un geste plutôt que sur un dogme.. À San Martino di Taurianova, ce geste semble avoir trouvé un lieu où s’enraciner durablement, porté par des générations pour lesquelles la figure du saint s’est confondue avec l’histoire même du village. Le 11 novembre, jour de ses funérailles, n’est pas seulement un souvenir religieux, c’est un rendez-vous que le village attend.
Juste une petite vidéo pour donner envie… mais rien ne remplace l’expérience immersive vécue au cœur de la cathédrale ✨ (enfin pour celles et ceux qui savent encore regarder une vidéo un peu plus longue qu’un « Réel »)
Impossible de parler de Bruxelles sans évoquer la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, l’un des monuments les plus emblématiques de la capitale. Perchée sur le Treurenberg, elle domine la ville et attire depuis des siècles visiteurs, fidèles et amateurs d’architecture. La cathédrale a la particularité d’être placée sous le patronage de deux saints. Saint Michel, archange et protecteur de Bruxelles, est largement connu et figure sur les armoiries de la ville. Sainte Gudule, plus discrète, intrigue souvent les visiteurs. Originaire de Maubeuge, elle est devenue au Moyen Âge la sainte protectrice de Bruxelles. Elle est traditionnellement associée à la lumière spirituelle et à la capacité de surmonter les épreuves — un symbole fort, encore très présent aujourd’hui. Le site est occupé dès le XIᵉ siècle par une collégiale romane. L’édifice actuel, de style gothique brabançon, est le fruit de plusieurs campagnes de construction, principalement entre le XIIIᵉ et le XVᵉ siècle. La cathédrale n’obtient son statut officiel qu’en 1962, lorsqu’elle devient le siège de l’archevêché de Malines-Bruxelles. Elle a depuis accueilli de nombreux événements majeurs de l’histoire belge, dont des cérémonies royales. Aujourd’hui, la cathédrale se prête aussi à des expériences culturelles contemporaines. Le spectacle son et lumières actuellement proposé offre une immersion à 360° qui retrace près de huit siècles d’histoire. Les projections mettent en valeur l’architecture, les voûtes et les vitraux, révélant des détails souvent invisibles lors d’une visite classique. La dimension visuelle est renforcée par un accompagnement musical assuré par l’orchestre Luminiscence. L’imposant orgue de la cathédrale — plus de 4 300 flûtes pour un poids de plus de 30 tonnes — enveloppe l’espace et ajoute une profondeur sonore spectaculaire à l’expérience.
Que l’on soit amateur d’histoire, passionné de patrimoine ou simplement curieux, ce spectacle est une occasion unique de (re)découvrir la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule sous un autre angle. Si vous êtes de passage à Bruxelles ou si vous y vivez, ne manquez pas cette expérience immersive : une visite qui vaut clairement le détour.
Le 7 septembre 2025 a eu lieu à Bratislava la 12ième édition de la Trans Danube Swim : une traversée aventureuse du Danube. Quasiment 2600 nageurs de tout âge se sont lancés à l’eau (non potable) en plusieurs vagues successives.
Le parcours pour atteindre l’autre berge fait entre 1500 et 1800 mètres de long (en fonction de l’endroit d’entrée dans le fleuve). Le débit du Danube est de l’ordre de 2000 m3/s !! Le trafic fluvial a été interrompu pour l’occasion. Le soleil était au rendez-vous ainsi que la bonne humeur malgré l’attente liées à la sécurisation du parcours.
Vidéo souvenir de cette Trans Danube Swim 2025 :
Quelques photos souvenir en cliquant sur ce lien où l’image ci-dessous./.