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A la Saint-Vincent, c’est fulgurant !

Je m’empresse de faire ce post afin de ne pas rompre la chaîne du frais et vous fournir une information de première fraicheur.
Aujourd’hui, comme tout à chacun, je faisais mes courses au Carrefour du coin. Je fais un stop devant le rayon frais des boissons et prends un litre de jus de fruit. On se rattache forcément à nos références habituelles. Étant attentif à la « fraîcheur » des produits -plus particulièrement quand on est à l’étranger- je lis la date limite de consommation et par la même occasion celle de production.
Et là surprise, je constate que cela a été produit ce jour (le 22/01/2011).

Mon premier réflexe est de penser que les oranges ont été pressées ce matin en Floride et les bouteilles expédiées, dédouanées, alignées pour finalement être achetées ce soir à Doha (vers 20h locales). Ouah! la mondialisation ç’est expédiant! Mais quand même, cela ne me semble pas jouable.
En cherchant de plus près, je constate que la bouteille de jus de fruit pasteurisé a été produite ce matin en Arabie Saoudite sous licence.  Je suis pas vraiment déçu, mais reste surpris.  En partant du postulat que le jus est livré pasteurisé en grand container directement depuis la Floride, la bouteille de 1 litre a quand même été produite ce jour, emballée, transportée (camion?, avion?), « enrayonnée » pour finalement être emportée par moi.
Cela fait une une sacrée chaîne (de froid) depuis la sortie du robinet du container!
La mondialisation c’est vraiment fulgurant! Non ?

Il a plu…!…

Plu. C’est bien le terme. La pluie est tombée. Et oui, c’est la saison pluvieuse ici. Une sorte d’automne-hiver avec des températures -localement- froides: +16°C le matin et jusqu’à +22°C/+25°C l’après-midi.
Le Qatar connaît peu de jours de pluie par an et la pluviométrie est très faible. A titre de comparaison il tombe en moyenne 6mm de pluie en janvier à Doha contre 52,7mm à Bruxelles. Quoiqu’en 2010, on a dû exploser les compteurs en Belgique.
Et à partir du mois d’avril, il ne tombe plus rien pendant 6 mois. Juste les gouttes de sueur de ceux qui s’éloignent d’un espace climatisé.
Étant donné que la pluie n’est pas un véritable souci, les routes ne sont pas équipées pour évacuer l’eau et d’immenses mares se créent sur l’asphalte. Des camions-pompes viennent alors les aspirer.
Quant à la conduite sous la pluie… je pense que c’est la même chose qu’en Europe! En plus des risques d’aquaplaning liés à cette eau résiduelle sur les routes, les chaussées deviennent grasses et donc glissantes./.

Cordées de nettoyage

L’émergence de nouveaux buildings a donné naissance à un nouveau métier sportif : alpiniste de building. De quoi compenser le manque de parois naturelles (le point culminant du Qatar est à 90 mètres).

On pourrait penser que sous le soleil il n’y a pas nécessité de nettoyer régulièrement les vitres. Et bien non, car sable fin, vent et humidité laissent beaucoup de traces sur les vitres des buildings, les voitures, et, partout en fait. Avec le nombre de bâtiments en cours de construction c’est un métier d’avenir.

J’ai vu d’autres nettoyeurs de vitres dans des nacelles. Quelque soit le mode de descente pour le nettoyage : il ne faut pas avoir le vertige. Néanmoins,bien qu’attaché, le sentiment de liberté doit être plus fort au bout de la corde que dans la nacelle.  Mais c’est pour gagner leur croûte qu’ils font les spidermen./.

Verticalités

Janvier, 23°C.
Vendredi, premier jour du premier  week-end à Doha.

Un petit tour de tour en tour dans le quartier où sis ma tour-hôtel. C’est un quartier récent où poussent des gratte-ciels à perte de vue. Derrière une tour, il y en a toujours une autre en train de sortir de terre.

Ce quartier est plutôt désertique. Et pas adapté aux piétons. Il y a en permanence un grondement sourd qui se fait entendre, quelque soit l’endroit où l’on se trouve : de monstrueux groupes électrogènes tournent non-stop pour alimenter les chantiers.

Les architectes doivent se creuser les méninges pour proposer des projets plus originaux les uns que les autres. Avec du recul, on a l’impression d’être devant Manhattan.
Au bord de mer, la vie réapparait. La « corniche » est un lieu de vie où l’on vient se promener, piqueniquer, jouer au foot, manger une glace…/.

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