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Enfin l’automne…

Enfin l’automne pointe son nez et les températures commencent à être agréables (entre 32 et 40°C la journée, et le soir entre 25 et 30°C). Du moins, quand l’humidité ne se met pas de la partie.

Les collections d’hiver sont déjà en vitrine. Ben oui, imaginez le choc thermique si vous devez vous rendre en Europe pour magasiner!

Et avec le bon temps, la vie reprend sur la Corniche. Petite ballade nocturne.

Dans une niouze précédente je faisais mention de mise en place d’une station de Vélib  sur la Corniche. Et bien voilà, elle est bien installée et fonctionnelle. Slalomer dans la foule ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable, mais pédaler tôt le matin, cela doit être assez sympa. Petit bémol pour les non aficionados de la pédale : il n’y a pas d’assistance électrique… mais heureusement, c’est plat de plat.

Le Qatar se veut être un pays connecté et la Corniche en est un exemple probant. La zone est Wifi et nombre de promeneurs viennent tranquillement pianoter sur leur clavier d’ordinateur, leur écran de tablette ou leur GSM (mais ça c’est tout le temps, même au volant).

La nuit (à partir de 18h), les tours s’illu-minent. Chacune rivalise d’imagination pour être la plus rayonnantes possible. Les dhows en font de même pour essayer d’attirer les touristes pour une ballade nocturne (voir cette niouze)./.

A small tribute to Steve Jobs from Doha

“Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition.
Soyez insatiables. Soyez fous.”  – Steve Jobs –

krtko tribute to steve jobsLa disparition cette semaine de Steve Jobs a suscité beaucoup d’émotion de par le monde. A Doha même, où les AppleDealer sont assez récents, les fans de la petite pomme lui ont rendu un hommage public.
Ici, l’utilisation des technologies numériques n’est plus à démontrer et l’iPhone y tient une place de premier ordre ( la concurrence est rude avec les BlackBerry, mais qui connaît son inventeur ?).
Et pour qui s’intéresse à l’informatique depuis tout jeune (…oups que le temps passe), Steve Jobs a été un de ces génies révolutionnaires qui marquent l’histoire des sciences et techniques et, dans son cas, la société. Cette niouze, c’est ma petite contribution perso à cet hommage planétaire./.

Little ManDohattan

Au travers différentes niouzes j’ai souvent laissé apparaître une image de Doha comme étant une ville verticale. C’est vrai pour la quartier de Westbay où s’élèvent des tours serrées les unes contre les autres. Mais par delà cette zone  urbanistique verticale, l’architecture locale n’est pas très élevée (enfin du point de vue de la hauteur, mais pas du point de vue des loyers et des surfaces).
La photo ci-dessous prise par le hublot d’un Airbus  montre le contraste entre Westbay et une partie de Doha.

Cela donne l’impression que ces tours sont subitement sorties de terre, et qu’elles s’élancent fièrement vers le ciel.
En arrière plan, on peut deviner des quartiers résidentiels de Doha où l’architecture classique n’est pas très élevée.
La tâche verte à droite est la pelouse devant la résidence secondaire de la première Dame du pays./.

Institut français du Qatar : la French Touch

Vous ne savez pas comment occuper votre temps libre entre deux visites de malls climatisés? L’Institut français du Qatar  propose une kyrielle d’activités pour tous les publics : dessins, cuisine, médiathèque, cinéma, peinture, conférences, expositions… et bien sûr cours de langue (français et arabe) : https://if-qatar.com.

Want to learn French or Arabic, cook like a chef and develop your talent for drawing or painting: go to the Institut français du Qatar and enjoy the French Touch in Doha : https://if-qatar.com./.

Dhow-arama

Lorsqu’on se promène  de long de la Corniche (la jetée piétonnière qui va du centre ville historique au nouveau quartier de Westbay) on ne peut remarquer les bateaux en attente de chalands.

Ces dhows sont des boutres en bois. On en croise  un peu partout dans la péninsule Arabique. Ils servaient au transport de marchandises et plus particulièrement au commerce. Depuis plusieurs centaines d’années, ils naviguaient entre le sud-ouest de l’Afrique, le nord de la Mésopotamie et l’est de l’Inde. Aujourd’hui, ils ne servent plus qu’à faire un petit tour panoramique dans la baie de Doha ou une sortie pêche en mer.

Petite ballade guidée.

Ces embarcations, souvent menées par des équipages indiens ou pakistanais, ont sacrifiés quelques aspects traditionnels sur l’hôtel du tourisme. Ainsi les voiles ont été remplacées par un moteur- ce qui en soit est quelque peu rassurant.

Bien que le pilotage se fasse toujours à la barre, les lampes à pétrole se sont électrifiées; un lavabo a été installé (on peut se poser la question de savoir à quoi il sert. Je me suis fais la réflexion que cela pouvait être bien de pouvoir se laver les mains après avoir péché et sorti de mer quelques kilos de poissons); un barbecue trône au fond du bateau (certainement pour pouvoir faire une grillade de poissons).

Il y a également des toilettes, mais pour l’occasion elles étaient cadenassées. Sans doute faut-il demander les clés au capitaine.
Sur la porte on y trouve les principaux numéros de téléphone, comme ceux des “COUST GARDS” et la “CAPICITY” maximale de “PASSINGER” que cette embarcation peut emmener sur mer.
On trouve également une copie de la plaque d’identification du navire : ici c’est le Sajal (on trouve une autre plaque sur la proue du bateau).

Il semble que tout est fait pour garder  un certain cachet traditionnel, avec un modernisme a priori non ostentatoire et pas forcément up to date en matière de sécurité, comme il est possible de constater sur cette photographie de prises électriques servant à alimenter les guirlandes lumineuses qui transforment la nuit ces embarcations en îlot lumineux flottant.

Cela rajoute un peu de piquant au folklore local.

Mais outre le bateau lui-même, une sortie en dhow est avant tout la possibilité d’avoir une vue unique sur Doha  et bien sûr de faire un cliché photographique des plus classiques : un ancestral dhow naviguant sous les tours modernes de Westbay.

Et pour une vue panoramique avec un couché de soleil sur Doha, cela vaut le risque, l’aventure la sortie.

Soukez-Soukez

Il est vrai que jusqu’à aujourd’hui mes niouzes ne traitaient que du Qatar -et le plus souvent de Doha- en termes de centres commerciaux, de zones urbanochampignoneuses de gratte-ciels (quartier Westbay appelé aussi la “Petite Manhattan”) ou d’oasis perdu aux portes du désert.

En fait, Westbay a poussé en moins de 5 ans. Auparavant, la zone était “désertique”. Comme je l’ai déjà écrit, ce n’est pas vraiment un quartier à vivre : centre commercial, immeubles de bureaux et d’habitation et ambassades. L’espace de vie est la corniche, l’avenue qui longe la mer.
Doha ne se résume pas à Westbay. On y trouve des musées (Doha a été en 2010 la Capitale arabe de la culture) : le Musée d’Art Islamique (photo), le Musée d’Art Moderne, le Musée de la fauconnerie, le village culturel (Katara), et quelques musées avec des collections privées (voitures, armes…).

Le Musée National est en cours de restauration.  C’est notre architecte national, Jean Nouvel, qui en a la charge.

Pour comprendre l’Islam, découvrir Mahomet, apprendre la langue arabe, le Fanar (photo) est le lieu dédié. Il est reconnaissable à son minaret en forme de tour de Babel.

Pour ce qui est des mosquées, eh bien il y en a à perte de vue. Des petites, des moyennes et des grandes. Le principe est que c’est à la religion de venir vers les gens et non aux gens de se déplacer.  Donc, il y a au moins une petite mosquée dans chaque quartier. Depuis la maison, au moment du prêche cela fait un peu cacophonie puisqu’il y a 3 mosquées à portée d’ouie.

Il y a aussi le  cœur historique où l’on peut déambuler au milieu d’échoppes diverses et variées : le Souk Waquif.

C’est de là que proviennent les photos des animaux transcolorés génétiquement présentés dans cette précédente niouze. Les touristes et surtout les enfants y trouveront des animaux à une bosse (chameaux ou dromadaires ?) qui paissent tranquillement au soleil. On peut y voir aussi des chevaux et des faucons. Les faucons restent le symbole de puissance et de noblesse. Se sont souvent de hautes personnalités qui les possèdent et les dressent pour la chasse.

Le souk c’est vivant. Du monde, des restau, des échoppes, des odeurs, de la musique… une ambiance plus “authentique” que celle des immeubles de verre, aseptisés, modernes et usités.
Le souk est suffisamment grand pour y tourner en rond mais pas pour s’y perdre puisqu’il est encerclé par de grands axes routiers. C’est l’occasion de se laisser guider hasardeusement à chaque croisement. Et pour ceux qui auraient vraiment un très mauvais sens de l’orientation, il suffit de lever les yeux pour y voir le Fanar et se laisser guider pour trouver la sortie, enfin le parking.

Et au détour d’une ruelle on peut tomber sur un spectacle (ici une répétition) de danses et chants locaux…/.