En sortant du métro j’ai eu la surprise de découvrir le pendant belge du plombier polonais (j’avais évoqué ce dernier dans cette niouze). Ici, il ne s’agit pas d’un plombier à proprement parler, mais d’un ouvrier qui se tient dans la même posture et un poil plus dénudé. L’humour belge en tâche de fond.
Dans le contexte local, je n’ai pas tenté de savoir s’il était wallon ou flamand et si sa barbe était un attribut extérieur de virilité vis à vis de son confrère polonais. Continue reading L’ouvrier belge
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Draperies célestes
Un monde sans Qatar
Toujours vivant…
De l’Émirat au Royaume, il n’y qu’un vol d’avion.
La page du Qatar est tournée et une nouvelle s’ouvre au Royaume de Belgique. Le temps de trouver ses marques (parfois cela dure un peu) et de faire un petit lifting (à niouzes.info)…
Le dossier noir du Qatar
“Sur les chantiers du Qatar, des ouvriers indiens et népalais meurent par centaines”. C’est vrai, se sont les petites mains des workers qui FONT l’essentiel du Qatar. C’est vrai, les workers travaillent quand il fait chaud. C’est vrai aussi, que le thermomètre officiel ne dépasse jamais les 50°C; seuil à partir duquel la loi autorise de ne plus travailler.
C’est vrai aussi que les entreprises font des efforts pour améliorer la formation et les conditions de parcage vie des travailleurs immigrés. Et ceci sous la contrainte des autorités qatariennes qui Continue reading Le dossier noir du Qatar
Travail forcé : tirs de barrage contre Doha

Pour le Qatar qui, malgré sa petite taille (11 500 km2), a su imposer son entregent diplomatique sur la scène internationale, les récentes indiscrétions du Guardian ont eu un effet dévastateur. Depuis que le quotidien britannique a révélé que les ouvriers népalais employés sur les chantiers du Mondial de football de 2022 étaient victimes “d’esclavagisme moderne”, l’émirat subit un tir nourri de critiques (Al-Arabiya). Il faut dire que les faits sont accablants : entre le 4 juin et le 8 août, au moins 44 d’entre eux auraient péri du fait d’attaque ou d’insuffisance cardiaque ou d’accident sur leur lieu de travail. Une “hécatombe” liée à des “conditions abominables”, et dont nul ne sait où elle s’arrêtera. “Combien de morts sont-ils acceptables pour assurer le plein succès d’une coupe du monde ? Mille ? Deux mille ? Quatre mille ?”, lance crûment Le Temps. Sous pression, la Fédération internationale de football (FIFA), qui a exprimé sa “préoccupation”, devrait évoquer le dossier qatari jeudi et vendredi lors d’une réunion à Zurich. Bien qu’elle ne soit “pas encore sur la table”, l’hypothèse de dessaisir le Qatar de l’organisation du Mondial – dont Business Insider pense qu’elle ne peut que conduire au “désastre” – n’est pas écartée. Dans un entretien à la Deutsche Welle, Tim Noonan, de la Confédération syndicale internationale, fustige le système de la kafala (liant le travailleur parrainé à son garant local, qui peut l’empêcher de quitter le pays) et exhorte Doha à amender son droit du travail. Pour Nicholas McGeehan, chercheur à Human Rights Watch, cité par The Voice of Russia, il s’agit de “volonté politique”. Et le Guardian de conclure : “Le nouvel émir, cheikh Tamim, a tout à gagner à adopter une ligne intransigeante sur le respect des droits des travailleurs. Nul besoin d’une boule de cristal pour deviner ce qu’il adviendra s’il ne le fait pas.”
=== Article copié du journal Le Monde.fr du 30 septembre 2013 ===


