La processione di San Martino di Taurianova

Video della processione di San Martino di Taurianova (2025)

🇮🇹 Il testo racconta la processione di San Martino celebrata l’11 novembre a San Martino di Taurianova, in Calabria, dove il santo è percepito come una presenza familiare, profondamente radicata nella storia locale. Figura centrale del cristianesimo occidentale, San Martino incarna una santità fondata sul gesto della condivisione, che il paese rinnova ogni anno attraverso un rito che intreccia pratiche religiose e partecipazione collettiva. La preparazione, il trasporto della statua, i mantelli rossi e la musica scandiscono la processione e ne sottolineano la dimensione sociale. Il corteo, seguito da una popolazione numerosa, diventa un momento di trasmissione e di riconoscimento collettivo, in cui il paese si riunisce, ricorda e afferma la propria identità.
Scopri di più nel reportage fotografico che segue.

🇫🇷 Le 11 novembre dernier, j’ai eu l’occasion d’assister à la procession de Saint Martin à San Martino di Taurianova (Italie, Calabre).

Ici, Saint-Martin n’est pas seulement un saint accroché à une date du calendrier. On parle de lui comme d’une présence familière, presque d’un voisin ancien. Saint Martin, soldat devenu évêque, est l’une des figures les plus anciennes et les plus populaires du christianisme occidental, précisément parce qu’il incarne une sainteté accessible, fondée sur un geste plutôt que sur un dogme.. À San Martino di Taurianova, ce geste semble avoir trouvé un lieu où s’enraciner durablement, porté par des générations pour lesquelles la figure du saint s’est confondue avec l’histoire même du village. Le 11 novembre, jour de ses funérailles, n’est pas seulement un souvenir religieux, c’est un rendez-vous que le village attend.

À cette période de l’année, on parle aussi beaucoup de l’été de la Saint-Martin. Après les premiers froids de l’automne, il arrive que le temps se radoucisse autour du 11 novembre. Une lumière plus douce, presque dorée, quelques journées tièdes qui semblent suspendre l’arrivée de l’hiver. Beaucoup y voient un clin d’œil du saint lui-même, une réponse symbolique à son geste de partage. Quand cette douceur accompagne la procession, elle renforce encore ce sentiment étrange que tout est à sa place, que le ciel et le village avancent ensemble. Réchauffement climatique oblige, il n’a pas encore fait assez froid pour permettre aux oranges et mandarines d’être sucrées à point.

En ce matin de la Saint-Martin, le soleil est bien au rendez-vous.
La matinée a commencé tôt, à l’église, pour les plus fidèles. Comme le montre le programme, les fêtes de la Saint-Martin mêlent à la fois événements civils et religieux comme c’était le cas pour celle de Mola di Bari à Pâques.
En amont de la procession, la bande musicale de Varapodio parcourt les rues et ruelles du village pour annoncer le début proche de la procession. La musique nous amène progressivement à l’église où l’on s’affaire à préparer la sortie de la statue de Saint-Martin, l’ensemble pèse plus de 700 kg. La sortie de l’église, tout comme sa rentrée, est un exercice rodé, méticuleux et périlleux à cause de la descente/montée des marches de l’église. Chacun se prépare, les capes rouges se font de plus en plus présentes. Elles attirent le regard, surtout quand le cortège s’étire dans les rues. Le rouge rappelle le manteau partagé par Saint-Martin, mais il évoque aussi la chaleur, l’engagement, le lien. Ici, la cape n’est pas un costume folklorique : elle se transmet, elle se porte avec sérieux, comme un signe d’appartenance silencieux.

Le public attend sur la place. Être là fait partie du rite : on ne regarde pas seulement la procession, on s’y inscrit, par sa présence même.

Puis, presque imperceptiblement, la tension change : on sait que la statue va sortir. Quand Saint-Martin apparaît, à cheval, figé dans l’instant du partage, il y a toujours un léger frisson. Les décorations brillent, le bois est massif. Ceux qui la portent ajustent leurs épaules, échangent quelques regards rapides. Ils avancent ensemble, lentement, avec une précision presque instinctive. On sent l’effort dans leurs gestes, mais aussi une forme de fierté discrète. Porter Saint-Martin n’est pas vécu comme une contrainte, plutôt comme une responsabilité acceptée, une forme de reconnaissance silencieuse accordée à ceux qui incarnent, le temps d’une journée, la continuité du groupe.

Dehors, le cortège s’engage dans les rues du village. La bande musicale accompagne la marche. Les cuivres éclatent, les percussions donnent le rythme, et le son rebondit contre les façades des maisons. La musique accompagne chaque pas, soutient les porteurs, donne de l’élan à l’ensemble. Elle est solennelle sans être distante, populaire sans être légère. Elle fait vibrer le village. Elle laisse place régulièrement à des paroles religieuses qui retentissent au travers de haut-parleurs portés par des jeunes.

Au fur et à mesure que la procession avance, le public nombreux, jeunes et moins jeunes, suivent la marche qui retourne inexorablement vers la place de l’église. Certains murmurent des prières, d’autres avancent tête baissée, ou discutent calmement, simplement présents.

Quelques gouttent s’invitent dans le mouvement, aussitôt une ombrelle fait son apparition pour protéger la statue.

Quand la procession atteint la place du village, la foule se resserre naturellement. La musique ralentit, puis s’apaise. Les regards convergent vers la statue. Pendant quelques instants, le temps semble se figer.
Les porteurs se mettent en position pour rentrer la statue et la remettre sur son piédestal.

Puis, dans l’église remplie, le prête s’exclamera « Ce l’abbiamo fatta ».
Ce n’est pas seulement la fin du parcours, c’est le cœur de la journée, un point de rencontre entre ce qui a été transmis et ce qui continue de vivre.

À l’extérieur, sur la place de l’église, les géants Mata et Grifone, figures populaires locales entament une danse rythmée par les tambours, marquant le passage du rite religieux à la célébration collective.

Photo of the giants Mata and Grifone, dancing to celebrate the end of the Saint-Martin di Taurianova procession in the church square of the Church of Our Lady of Colomba
La danse des géants Mata et Grifone à la fin de la procession de Saint-Martin

Le sacré ne disparaît pas pour autant : il se transforme.
Puis, sans rupture nette, la solennité se relâche. Les conversations reprennent, les visages se détendent. On reste encore un peu, comme pour prolonger le moment.


À San Martino di Taurianova, la procession de Saint-Martin n’est pas qu’un rite religieux. C’est un instant où le village se regarde, se souvient et se reconnaît, rejouant chaque année les gestes qui disent qui il est et ce qu’il choisit de transmettre. Le passé et le présent marchent ensemble, portés par la musique, les gestes partagés, la mémoire collective et cette idée simple, héritée d’un manteau coupé en deux, que le partage peut encore rassembler tout un village.

Miscellanea di foto della processione 2025 di San Martino di Taurianova (Calabria) accompagnata dalla banda musicale de Varapodio
Cliquez sur l’image ci-dessus pour voir le reportage photographique de la procession de la Saint-Martin
Breve video della processione di San Martino di Taurianova (2025)

Fiat Lux à Bruxelles✨ la cathédrale sublimée par la lumière

Spectacle Luminiscence dans la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule en décembre 2025 à Brussels
Juste une petite vidéo pour donner envie… mais rien ne remplace l’expérience immersive vécue au cœur de la cathédrale ✨ (enfin pour celles et ceux qui savent encore regarder une vidéo un peu plus longue qu’un « Réel »)

Impossible de parler de Bruxelles sans évoquer la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, l’un des monuments les plus emblématiques de la capitale. Perchée sur le Treurenberg, elle domine la ville et attire depuis des siècles visiteurs, fidèles et amateurs d’architecture.
La cathédrale a la particularité d’être placée sous le patronage de deux saints. Saint Michel, archange et protecteur de Bruxelles, est largement connu et figure sur les armoiries de la ville. Sainte Gudule, plus discrète, intrigue souvent les visiteurs. Originaire de Maubeuge, elle est devenue au Moyen Âge la sainte protectrice de Bruxelles. Elle est traditionnellement associée à la lumière spirituelle et à la capacité de surmonter les épreuves — un symbole fort, encore très présent aujourd’hui.
Le site est occupé dès le XIᵉ siècle par une collégiale romane. L’édifice actuel, de style gothique brabançon, est le fruit de plusieurs campagnes de construction, principalement entre le XIIIᵉ et le XVᵉ siècle. La cathédrale n’obtient son statut officiel qu’en 1962, lorsqu’elle devient le siège de l’archevêché de Malines-Bruxelles. Elle a depuis accueilli de nombreux événements majeurs de l’histoire belge, dont des cérémonies royales.
Aujourd’hui, la cathédrale se prête aussi à des expériences culturelles contemporaines. Le spectacle son et lumières actuellement proposé offre une immersion à 360° qui retrace près de huit siècles d’histoire. Les projections mettent en valeur l’architecture, les voûtes et les vitraux, révélant des détails souvent invisibles lors d’une visite classique.
La dimension visuelle est renforcée par un accompagnement musical assuré par l’orchestre Luminiscence. L’imposant orgue de la cathédrale — plus de 4 300 flûtes pour un poids de plus de 30 tonnes — enveloppe l’espace et ajoute une profondeur sonore spectaculaire à l’expérience.

Que l’on soit amateur d’histoire, passionné de patrimoine ou simplement curieux, ce spectacle est une occasion unique de (re)découvrir la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule sous un autre angle. Si vous êtes de passage à Bruxelles ou si vous y vivez, ne manquez pas cette expérience immersive : une visite qui vaut clairement le détour.

Trans Danube Swim 2025

TransDanubeSwim 2025 Bratislava Slovakia

Le 7 septembre 2025 a eu lieu à Bratislava la 12ième édition de la Trans Danube Swim : une traversée aventureuse du Danube. Quasiment 2600 nageurs de tout âge se sont lancés à l’eau (non potable) en plusieurs vagues successives.

TransDanubeSwim 2025 Bratislava Slovakia map

Le parcours pour atteindre l’autre berge fait entre 1500 et 1800 mètres de long (en fonction de l’endroit d’entrée dans le fleuve). Le débit du Danube est de l’ordre de 2000 m3/s !!
Le trafic fluvial a été interrompu pour l’occasion.
Le soleil était au rendez-vous ainsi que la bonne humeur malgré l’attente liées à la sécurisation du parcours.

Vidéo souvenir de cette Trans Danube Swim 2025 :

Quelques photos souvenir en cliquant sur ce lien où l’image ci-dessous./.

TransDanubeSwim 2025 Bratislava Slovakia pic gallery

Les traditions de Pâques à Mola di Bari : un voyage au Cœur des Célébrations

Photo gallery of the Easter procession for the Addolorata in Mola di Bari, Puglia, Italy, 2025

Le tradizioni pasquali a Mola di Bari

Durante il mio viaggio in Puglia, ho avuto il privilegio di assistere ad alcune delle celebrazioni della Settimana Santa a Mola di Bari. La processione del Venerdì Santo è un momento di grande devozione, in cui la figura dell’Addolorata, la Vergine in lutto, è al centro. Tra i partecipanti, i confratelli in camici bianchi con cappucci neri e il suono della raganella, che sostituisce le campane, accompagnano la solennità del corteo. La partecipazione degli amministratori locali sottolinea l’importanza di questa tradizione per tutta la comunità. Scopri di più nel reportage fotografico che segue.

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L’hiver des menaces fantômes

Je suis charlie -timbre niouzesAlors que je ne pensais plus ajouter de niouzes à ce blog et le laisser disparaître  tranquillement voilà que l’actualité est l’occasion d’en rédiger quelques  nouvelles.
Si certains se sont inquiétés de savoir comment nous “allions” lorsque nous étions au moyen-orient en plein printemps des pays arabes, voici, ironie de l’histoire, que l’on nous pose les mêmes questions alors que nous sommes au cœur de l’Europe, au pays de Molenbeek (tristement et  mondialement plus connue que le Royaume de Belgique).
Après le lointain printemps enflammé des pays arabes, après ce début d’année 2015 et cet automne intégristes meurtriers nous voici à l’hiver (chaud) des menaces fantômes à Bruxelles…

Alors oui, on peut dire que ça va… il faut continuer à avancer et faire comme si de rien… faire comme si de rien… tout en étant vigilant : vérifier s’il n’y a pas de colis suspect dans son transport en commun; éviter les lieux de grands rassemblements publics; se questionner si cet étranger du cru n’a rien sous sa veste… Inshallah quoiqu’il arrive!

Alors oui, la vie continue, mais plus forcément comme avant. Ce soir les étoiles ne brilleront pas sous le ciel de la capitale de l’Europe. Dans quelques heures 2016 se lèvera dans l’hiver des menaces fantômes. Un voile djihadiste est tombé sur Bruxelles./.

 

Le monde, tel que je le vois