Archives de catégorie : Doha

Déroutant sport

Ben oui, faut bien dire ce qui est : c’est déroutant. Je pensais que le fait de sponsoriser ou acheter des clubs de sport un peu partout dans le monde, c’était une façon de donner l’exemple pour une population touchée de plein fouet par l’obésité et le diabète. Eh bien, quand on constate que le logo du FC Barcelone est associé à celui de KFC, on peut se poser la question du modèle à suivre (si ce n’est le financier).
En ce moment Doha organise les “Doha Goals” : un  sommet mondial sur le sport ( je sais, c’est difficile à suivre et on s’y perd un peu : a peine finie la COP 18, que c’est un autre sommet international… avec en prime Nicolas Sarkozy à l’ouverture) il serait bien de voter une loi qui interdise les affichages montrant des valeurs antinomiques en matière de sport./.

Katara c’est clean!

Comme vous pouvez vous en rendre compte tout au long des niouzes, nous allons souvent à Katara, le Village culturel où se déroulent un grand nombre d’activités. Et régulièrement nous avons été surpris de la propreté des lieux. L’eau qui circule dans les caniveaux qui bordent les bâtiments est claire, le sol sont toujours nickel chrome malgré que le sable soit tout autour du Village. Outre l’armée de workers-cleaners, le secret de cette propreté réside à un nettoyage à la récureuse automatique des milliers de m2 des allées. Pour le plaisir des visiteurs./.

Des Gaulois à Doha !!

Eh  oui ! Même nos ancêtres les Gaulois n’échappent pas à la Dohamania.
Invités au Doha Tribeca Film Festival 2012 (DTFF 2012) à l’occasion de la sortie du film “Astérix et Obélix au secours de sa Majesté”, nos deux stars nationales s’en sont donnés à cœur joie pour promouvoir leurs nouvelles aventures.

Par contre je ne sais pas s’ils ont trouvé Doha à leur goût, car les sangliers ça ne court pas les rues, ni  le désert./.

Les vagues de l’armée biélorusse à Doha

En ce moment, Katara -le village culturel- accueille le second festival de dhows (boutres) traditionnels. J’avais déjà relaté une sortie en dhow dans cette niouze.
Mais un événement militaire imprévu a rendu cette visite à Katara plus exotique qu’attendue. La zone piétonne (ainsi qu’une grande partie des parkings) avait été réquisitionnée pour une manœuvre militaire bielo-qatarienne.

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Ramadan? Vous avez dit Ramadan..

La période du Ramadan est propice à la réflexion. Enfin, c’est ce que les musulmans sont sensés faire. D’un autre côté, quand on est dans un pays de culture musulmane, on peut profiter de ce mois spécial pour essayer d’en approcher l’essence afin de mieux en comprendre sa culture. Enfin, qui ne tente rien ne sait rien… non ?

« Allah nous demande de jeûner pour chercher sa satisfaction, et en le faisant nous élevons notre niveau de spiritualité en tentant de nous rapprocher de Lui.
En changeant selon les ordres divins nos habitudes et nos routines quotidiennes, nous apprenons que nous ne sommes pas des esclaves de nos habitudes quotidiennes mais bien les serviteurs d’Allah.
S’éloigner volontairement du confort quotidien de notre monde, même pour une courte durée, est un moyen pour le jeûneur de ne pas oublier que personnes souffrent de la famine et ne trouvent pas de quoi boire.
Ainsi se tissera comme un lien entre ces derniers et les jeûneurs, et les jeûneurs seront plus généreux à leur égard car plus impliqués. »(*)

J’imaginais le Ramadan comme le carême musulman où le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Que ce jeûne ne soit pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône.

Les étals sont plus riches qu’en période normale. Ce n’est pas uniquement pour fêter la fin du Ramadan, mais pour que tous les jours soient un moment festif en famille ou entre amis. En fait il apparaît que l’on mange beaucoup plus pendant le mois de Ramadan que le reste de l’année. Les plats nocturnes sont plus élaborés et plus nombreux.
Paradoxe : il s’en suit une gabegie de nourriture décriée de par le monde. Ici, la nourriture devient une telle fixation que l’Etat est obligé de règlementer les hausses de prix et met en places des bataillons d’observateurs pour chasser les marchands non respectueux qui voudraient faire leur beurre et plus pendant le Ramadan. Sacrés marchands, rien ne s’améliore avec le temps.
Mais heureusement, des millions de repas sont offerts au plus démunis via les associations humanitaires.

In medio stat virtus !

(*) Dans “Comprendre l’Islam”, édité par le Centre Culturel Islamique du Qatar (Fanar).